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Entre ces quatre murs, il y a les bruits que l’on provoque puis ceux qui viennent l’extérieur.
Mon environnement sonore quotidien est peuplé de ce mélange, ce lointain constamment présent et ce proche créé inconsciemment. Entre ces quatre murs, l’oreille s’adapte, et le cerveau oublie le bruit pour se concentrer sur l’essentiel. De temps à autre, le son brise cet essentiel, s’impose en brisant la dynamique environnante. Il rappelle l’extérieur, resituant l’habitat dans son contexte.
«Room field» est une pièce pour quatre hauts parleurs mettant en relation différents plans sonores captés au sein de mon lieu de vie (un appartement parisien). Cette spatialisation se construit sur la base d’un découpage géographique virtuel du lieu, opéré par le placement de microphones dans l’espace. La matière/base de cette pièce est de ce fait constituée d’enregistrements en quatre points. Chaque point de captation du lieu correspond à une «zone» de l’appartement (pièce principale, chambre, salle de bain, cour) et est attribué à un haut-parleur dans le dispositif. Ces captations sont réalisées de jour comme de nuit. D’une autre part, des prises de sons mono et stéréo réalisées en divers points du lieu sont intégrées au dispositif. Appuyant ces changements de dynamique de l’espace. Room field est une réorganisation de mon environnement sonore quotidien, une transposition de l’espace privé de l’appartement dans l’espace public de la galerie d’exposition.